Prendre conscience des enjeux et

identifier les leviers de changement les plus efficaces


Chacun peut réduire son empreinte écologique à son niveau individuel : vous pouvez calculer votre propre empreinte, et faire quelques petits gestes au quotidien, tout simples, pour la diminuer.

Habiter
Construction, chauffage, éclairage,... l'habitat est fortement consommateur de ressources et producteur de déchets. Il représente 19 % de l'empreinte écologique des Français, il est responsable de 25 % des émissions de gaz à effet de serre, il est le premier consommateur d'énergie (45,8 %) devant l'industrie et les transports.

Se nourrir
Emballages inutiles, élevages et cultures hors sol, légumes hors saison transportés par avion, aliments industriels très élaborés à consommation quasi-instantanée... Se nourrir représente 31 % de l'empreinte écologique moyenne d'un Français. Renouons avec le goût, la qualité et le respect de la terre. Cela suppose une nouvelle façon de faire ses courses, une plus grande vigilance dans le choix des produits, un peu de temps pour préparer les repas... bref, une remise en question globale de nos modes de production et de consommation.

Bouger
700 millions de véhicules en circulation dans le monde : des matières premières et des usines pour les fabriquer, des routes et du pétrole pour les faire rouler... Les déplacements produisent 26 % des gaz à effet de serre et 15 % de l'empreinte écologique moyenne d'un Français. Demain, il faudra bouger moins ou bouger mieux : des moteurs économes en énergie, des véhicules partagés ou loués, des transports collectifs et diversifiés, une réorganisation du commerce, le développement de la communication virtuelle...

Produire et consommer
En France, les produits de consommation sont, au total, responsables de 52 % du CO2 émis dans l'atmosphère. Ils représentent un énorme flux de matière et d'énergie dont très peu sera finalement utile au consommateur. 93 % des matières utilisées pour la fabrication sont dilapidés durant le processus, 80 % des produits ne servent qu'une fois. Pour réduire ce gaspillage, il faut produire mieux et consommer autrement. Des solutions existent à chaque étape, depuis le choix des matières premières jusqu'au recyclage des déchets.

Posséder
Combien pèsent nos objets du quotidien sur la nature et l'avenir de la planète ? Pour l'estimer, rien de tel que de les comparer deux à deux. L'un sera jeté à peine acheté, l'autre sera durable, réparable, recyclable... Fabriquer l'un coûte cher en matières premières non renouvelables, en eau, en énergie, fabriquer l'autre est économe... L'un voyage autour du monde et contribue à l'effet de serre, l'autre provient du producteur voisin... Autant d'éléments à connaître si l'on veut consommer léger...

Qu'est ce que l'empreinte écologique ?

L'empreinte écologique : pour quoi faire?

Un outil d'aide à la décision
Le développement durable a le vent en poupe : les annonceurs l’utilisent comme argument publicitaire, certains hommes politiques l’incluent dans leurs thèmes de campagne, les premiers produits labellisés ''durable'' apparaissent dans les rayons des supermarchés.
Pour autant, le citoyen, le chef d’entreprise ou l’élu qui souhaite ''faire du développement durable'' se trouve bien souvent dans l’impossibilité d’évaluer la portée de ses décisions, il ne sait pas si tel achat, tel investissement ou telle orientation politique sont dans le ton du développement durable. Il ne le sait pas, parce qu’il ne dispose pas d’outils de mesure fiables.

L’empreinte écologique est un de ces outils !

L'empreinte écologique : un bilan comptable

En position de débiteur ou de créditeur au regard de l'utilisation des ressources naturelles
Le résultat d'un calcul d'Empreinte écologique peut être comparé à un relevé bancaire qui nous indiquerait si l’on se trouve dans une position de débiteur ou de créditeur au regard de l’utilisation des ressources naturelles.
On distingue donc:

  • d’un côté la demande humaine en ressources naturelles qui correspond à la somme des surfaces de mer et de terre biologiquement productives nécessaires à la production des ressources consommées par l’homme pour se déplacer, se loger, se nourrir…
  • de l’autre, l’offre qui correspond à la capacité des écosystèmes à fournir ces ressources dans la limite de leur taux de régénération.

L’offre et la demande sont traduites en une unité commune les ha globaux ou équivalent planète.Le solde est négatif ou positif.
Les calculs peuvent s’effectuer à l’échelle d’un individu, d’un produit, d’une filière, d’une région, d’un pays…

Quelques points de repères

L’empreinte écologique de l’humanité
L'humanité ne vit plus aujourd’hui des intérêts de la nature mais attaque son capital.  La capacité régénératrice de la terre n’arrive plus à suivre la demande : l’homme transforme les ressources en déchets, plus vite que la nature ne peut transformer ces déchets en ressources.

Nous sommes comme un ménage qui hypothèquerait son logement, un bûcheron qui exploiterait sa forêt au-dela de sa capacité de régénération, ou une entreprise qui puiserait dans son capital pour faire face à ses dépenses.

En effet depuis 1985, l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la biocapacité globale de la planète. Cet écart entre l’offre et la demande n’a fait depuis lors que s’accentuer pour atteindre aujourd’hui un excédent de 25 %.



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Une Empreinte écologique différente suivant les pays
Si tout le monde adoptait le mode de vie d’un américain, il faudrait à l’humanité l’équivalent de 5 planètes pour subvenir à nos besoins, un éthiopien consomme quant à lui l’équivalent d’un ¼ de la planète.
Les pays à forts revenus participent le plus souvent le plus activement à la surconsommation de l’environnement planétaire : les pays les plus riches ont une empreinte écologique jusqu’à 20 fois supérieure à celle des plus pauvres.



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Avec la surexploitation globale continue des ressources de la planète, les pays débiteurs, tout comme les pays créditeurs seront de plus en plus amenés à réaliser l’importance des ressources écologiques comme enjeux de compétivité économique et de sécurité nationale.
La question de la répartition et de l’accès aux ressources naturelles est posée. Dans la mesure où cette richesse s’amenuise on peut facilement comprendre qu’il va s’agir pour une entreprise d’accéder à une part du gâteau qui se rétrécit.

L'Empreinte écologique d'un français
Si tout le monde adoptait le mode de vie d’un Français il faudrait  à l’humanité l’équivalent de 3 planètes pour subvenir à ses besoins.



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L’empreinte écologique de la France a progressé de 47% en 40 ans alors que sa population n’a augmenté que de 27 %. Cet écart confirme que c’est bien notre mode de vie qui fait croître notre empreinte.
En France le déficit est compensé en partie par l’importation de produits, donc par l’achat de biocapacité étrangère. La part non couverte du déficit est le résultat de la surexploitation des ressources écologiques.

 
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